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Désencombrer : 5 conseils pour épurer son environnement

mardi 28 juin 2016



Ce week-end, comme bien des gens, je déménage. Je m’exile de mon Montréal préféré pour aller m’installer avec l’amoureux à Toronto. Pour être cohérents avec notre idéologie minimaliste - et aussi parce que le prix des loyers et excessivement élevés à Toronto - nous allons nous installer dans un petit 3 et demi. Passer d’un grand 4 et demi à un petit 3 et demi signifie nécessairement de diminuer nos possessions, ce que j’attendais avec impatience.

Comme mes boîtes ont été faites il y a plusieurs mois, bien avant notre départ pour l’Europe, c’est une fois toutes nos affaires déménagées que nous amorcerons le processus de désencombrement. Si vos boîtes ne sont pas encore faites, ou si vous ne déménagez pas cette année, et que vous voulez épurer un peu votre environnement, voici quelques conseils à suivre pour vous faciliter la tâche.

1) Préparez-vous
Avant de débuter, assurez-vous d’avoir sous la main des boîtes ou des sacs identifiés selon les catégories suivantes : Donner, Recycler, Jeter, Relocaliser
Aussi, faites vos recherches avant de commencer votre tri. Où pouvez-vous apporter les vêtements maintenant trop petits? Où pouvez-vous donner les meubles que vous ne voulez plus?

2) Ne pas vouloir tout faire en une journée
Désencombrer son appartement ou sa maison est un processus long qui suscite beaucoup de questionnements. S’il est possible de réduire considérablement la quantité d’effets dans notre garde-robe en un week-end, vouloir épurer toute notre demeure en 24 heures est un projet de beaucoup trop grande envergure. Vous risquez de refermer les portes de vos armoires sur un bazar et ne plus jamais vouloir y toucher. Le minimalisme est un processus continu. Oui, un premier grand désencombrement est nécessaire, mais vous allez continuer à donner, vendre ou jeter des objets pendant plusieurs mois / années avant d’atteindre vos objectifs.

3) Faire une pièce à la fois
Dans un même ordre d’idées, il est plus facile d’épurer votre maison en procédant une pièce à la fois, ou, encore mieux, un meuble à la fois. Si vous décidez de vider tous les garde-robes de la maison, l’espace habitable va rapidement crouler sous les vêtements et les décorations estivales.

4) Pensez aussi aux murs et aux planchers !
Souvent, lorsque l’on souhaite désencombrer son environnement, on s’attaque aux garde-robes et aux armoires. Pourtant, nos murs et nos planchers aussi sont victimes de notre surconsommation. Reconsidérez chacun de vos cadres, de vos tapis, de vos meubles. Est-ce que vous pouvez ranger tout ce qui se trouve dans votre table de chevet ailleurs? Oui? Remplacez-la par un tabouret pour y poser votre réveil matin. Ce classeur contient-il seulement des notes de cours que vous n’utiliserez jamais? Apportez-le dans un centre de dons. Est-ce que ce cadre vous plaît autant que le jour où vous l’avez acheté? Non? Donnez-le.

5) Posez-vous les bonnes questions
Un peu comme les vêtements, il existe une série de questions à se poser lorsque l’on tente d’épurer son environnement :

Est-ce que cet objet est beau? Est-il utile? Est-ce qu’il me rend heureuse? Si vous répondez non à ces trois questions, hop, dans une boîte.

Est-il cassé? Est-ce que cela est réparable? Si oui, on le répare. Sinon, on s’en débarrasse.

Est-ce que je l’utilise suffisamment? Est-ce que je pourrais l’emprunter? Si vous n’utilisez votre ensemble à fondue qu’une fois par année, considérez le vendre ou le donner. Vous pourrez toujours l’emprunter à quelqu’un au besoin.

Est-ce que je possède un autre objet qui fait la même chose? Personnellement, ma cuisine était remplie d’objets que je possédais en double ou en triple et qui avait exactement le même usage. Deux ensembles de salières poivrières, quatre ensembles de tasses à mesurer, un en métal, un en plastique avec quelques tasses manquantes, un en plastique complet, un en verre. Conservez uniquement un exemplaire de chaque objet.

Est-ce que je le garde juste au cas où j’en aurais besoin? Une vieille raquette de tennis alors que vous n’êtes pas sportive, une radio alors que vous n’écoutez que YouTube, un lecteur DVD quand vous êtes abonné à Netflix. Nos logis sont remplis d’objets que l’on conserve au cas où on en aurait besoin. On prend une grande respiration et on les met dans la boîte à donner.

Est-ce que c’est dangereux pour ma santé ou pour l’environnement? Les petits pots de crèmes remplis d’ingrédients chimiques. Les essuie-tout que l’on pourrait remplacer par des chiffons. Essayer de trouver des alternatives meilleures pour vous et pour l’environnement en choisissant des produits naturels et/ou réutilisables.

Est-ce que je me sens obligé de le garder? La plupart d’entre-nous conservons des objets parce culpabilité de s’en débarrasser. Le tableau peint par notre tante que l’on aime plus ou moins. Le vieux fauteuil légué par notre grand-mère. Le vase que l’on laisse dans l’armoire parce qu’on l’a reçu en cadeau. Je le répète, si un objet ne nous rend pas heureux, qu’on ne le trouve pas beau ou utile, c’est le temps de lui dire au revoir !

Est-ce que vous déménagez le 1er juillet? Allez-vous en profiter pour réduire vos possessions?


Manger végétarien au Maroc

jeudi 12 mai 2016




Avant de partir pour le Maroc, j’avais quelques appréhensions culinaires malgré mes petits trucs pour voyager végé. Est-ce que j’allais pouvoir trouver des alternatives végétariennes facilement? Une visite préliminaire des internets m’a laissée un peu perplexe : j’apprenais que le concept du végétarisme était un peu flou au Maroc. Que nenni ! Pendant mon séjour, je n’ai eu aucune difficulté à trouver des options végétariennes. Notons toutefois que notre itinéraire nous a amenés dans des villes touristiques, ce qui peut expliquer la facilité à trouver des alternatives végétariennes.
Tout d’abord, Marrakech. La première soirée, nous faisons un arrêt dans l’un des nombreux kiosques de la place Jemaa el-Fna pour faire le plein de dattes charnues, de fruits séchés et de noix.



Nos petits déjeuners, toujours offerts par les auberges de jeunesse où nous logions, étaient composés de différents pains et confitures, parfois d’œufs et de Msemmens,  l’équivalent marocain de notre crêpe.  À Essaouira, où nous avons terminé notre séjour, nous avons préféré les crêpes garnis de sucre et de cannelle vendues dans les rues.

Contrairement à nos habitudes, nous n’avons pas une fois cuisiné pendant notre voyage. Premièrement parce que les différents endroits où nous avons séjourné n’avaient pas de cuisine, deuxièmement parce que les repas au restaurant coûtaient très peu cher. Le premier endroit où nous nous sommes arrêtés à Marrakech, un petit boui-boui de 8 places suggéré par un local rencontré dans la journée, fût l’un des seuls établissements qui n’offraient pas de plats végétariens. En fait, il n’y avait pas de menu, c’était tagine pour tout le monde. Après avoir compris que je ne mangeais pas de viande, le propriétaire m’a tout de suite proposé de me faire une salade marocaine (tomate, concombre, poivron, oignon). Vu la chaleur de cet après-midi-là, qui dépassait les trente degrés, j’étais bien contente d’avoir devant moi une salade fraîche plutôt qu’un tagine fumant.

Par la suite, durant les quelques jours passés à Marrakech, la plupart des établissements avec menu offraient un tagine végétarien, et le vendredi, un couscous végétarien. Le tagine est récurrent, qu’il soit avec ou sans viande. J’étais heureuse de pouvoir goûter différentes salades, délicieuses, dont une à l’aubergine que je tenterai probablement de recréer dans les prochaines semaines.

Il faut dire que la médina est très touristique, et par conséquent les restaurants le sont aussi. Nous avons même cédé pour de la pizza un soir, alors que nous avions besoin d’une petite pause de tagine. Il n’y avait pas d’options végétariennes, mais on m’a très facilement accommodé en remplaçant la viande pour un supplément de légumes.



Nous quittions ensuite pour une expédition dans le désert de Merzouga, d’une durée de trois jours. Nous avons choisi l’option facile : un tour organisé par notre auberge de jeunesse, pour 80 euros (800 dirhams). Le montant incluait le transport (par autobus et en dromadaire), l’hébergement, ainsi que les petits déjeuners et les repas du soir.

Si mes fruits séchés sont restés bien cachés dans mon sac les premiers jours du voyage puisque nous mangions toujours copieusement dans les restaurants, ils furent fortement utiles dans les (très) longs trajets d’autobus prévus lors de cette escapade dans le Sahara. La première journée, nous avons pris le petit-déjeuner avant de quitter Marrakech, vers 6h30, et notre repas du midi n’a suivi qu’à 15 heures. Soyons honnêtes, sans mes dattes, j’aurais été affamée (et probablement de la pire humeur possible, puisque je ne tolère pas avoir faim).

Un peu comme à Marrakech, beaucoup de tagines. C’était le menu chaque soir, donc le midi nous tentions de varier un peu. Les restaurants, bien que probablement visiter par une majorité de touristes, n’avaient pas autant d’options végétariennes. Alors que les gens avec qui je voyageais se gavaient de burgers, mes choix se limitaient à tagine et couscous.


Un soir, alors que je demandais au serveur si les tagines étaient cuits avec de la viande, il m’a demandé si je préférais avoir une omelette avec riz et salade marocaine. Alléluia. J’ai d’ailleurs demandé la même chose le lendemain midi, puisque l’omelette garnie de fines herbes que l’on m’a servie ce midi-là était délectable.  Les gens ont toujours semblé avoir un réel intérêt à accommoder mon alimentation, me proposant souvent des alternatives. On a ajouté à quelques reprises des œufs sur mon tagine aux légumes à ma demande, même s’il s’agit probablement d’une hérésie culinairement parlant.

Les repas incluent dans le tour étaient aussi végétariens, j’en avais fait la demande avant notre départ, mais je crois que vu l’abondance de gens qui font ce trajet, les hôtels visités ainsi que la compagnie qui nous amène dans le désert en ont l’habitude.

À Essaouira, portrait semblable à celui de Marrakech : beaucoup de tagines, pas mal de touristes, quelques restaurants croisés avec des menus végétariens. J’ai mangé deux fois de la pastilla végétarienne, une pâte feuilletée remplie de légumes qui en vaut vraiment la peine. Une recette à refaire absolument. Aussi au menu, potage de légumes (sans bouillon carné), et des falafels, tout d’abord dans le plus charmant des restaurants où le propriétaire m’a expliqué chacun des plats du menu en m’expliquant s’ils avaient ou non été fait avec un bouillon de viande, et quels plats pouvaient être transformés en plats végétariens en substituant un élément ou un autre. À sa suggestion, je goûte aussi la harira, une soupe de légumes et de pois chiches épicée.



Pendant la dizaine de jours que nous avons passés au Maroc, je n’ai jamais eu de la difficulté à trouver des alternatives végétariennes. Même lorsque celles-ci n’étaient pas proposées à la base, les restaurateurs m’accommodaient en me préparant un plat. Par exemple, à la gare de Marrakech, nous sommes arrêtés dans un petit casse-croûte pour prendre quelque chose à manger pour le trajet. Le restaurant offrait différents sandwichs à la viande et des burgers. Je me serais probablement contenté de collations (le trajet ne dure que deux heures) mais en discutant avec un des serveurs, celui-ci m’a proposé de me faire un sandwich au fromage et aux légumes en apprenant que je ne mangeais pas de viande.

Si vous prévoyiez séjourner au Maroc, vous n’avez donc pas à vous inquiéter pour votre alimentation. Bien que les plats soient parfois répétitifs, il sera facile pour vous d’avoir une diète végétarienne, du moins dans les grands centres. Par ailleurs, ne passez pas à côté des jus de fruits frais, délicieux (et très peu chers). Attention toutefois puisque certains sont coupés avec de l’eau, ce qui peut résulter en de petits malaises gastriques.

Si le menu ne propose pas d’options végétariennes, n’hésitez pas à demander. Rares sont les restaurateurs qui ne vous accommoderont pas d’une salade marocaine et d’une sandwich au fromage, d’œufs au plat ou de riz aux légumes.  

Avez-vous visité le Maroc? Quel fut votre plat préféré?



Les essentiels à avoir dans l’avion

mercredi 13 avril 2016




Comme je voyage majoritairement avec un sac à dos de 30L, l’ensemble de mes possessions me suit dans l’avion lorsque je voyage. Malgré tout, il y a des essentiels que je veux garder à porter de main une fois dans l’avion. Je conserve donc les produits suivants dans la pochette de rangement du siège devant moi. C’est vraiment dérangeant pour tout le monde d’avoir quelqu’un qui se lève 38 fois dans le vol pour aller chercher quelque chose dans les compartiments, donc je vous invite à garder près de vous les objets suivants, vous en aurez besoin à un moment ou à un autre du vol.


Les obligatoires :

Le passeport, les billets d’embarquement et autres documents importants.

Entre le moment où vous mettez le pied dans l’aéroport du pays de départ et le moment où vous arrivez à destination, vos documents vont vous être demandés plusieurs fois. Sauvez du temps à tout le monde, et gardez-les à portée de main. Une fois dans l’avion, vous n’en aurez pas vraiment besoin, mais vaut mieux prendre l’habitude de toujours avoir un œil sur son passeport (et ses cartes de crédit).

Les essentiels :

Une gourde d’eau
À remplir une fois que vous avez traversé les douanes. Il est essentiel de boire pas mal de liquide dans l’avion pour éviter la déshydratation, et ce ne sont pas les minuscules verres d’eau offerts de temps en temps qui vont vous permettre de contrer les effets de l’air ultra sec de l’avion. En prime, maintenir un bon niveau d’hydratation permet de réduire les effets du décalage horaire. Pour éviter d’accentuer la déshydratation, éviter l’alcool avant et durant le vol et prioriser le thé et les tisanes au café lorsque vous êtes à bord.

Des gouttes pour les yeux + vos lunettes

L’air sec de l’avion est particulièrement agressant pour ceux qui ont les yeux secs. Si mon vol dure plus de deux heures, les gouttes pour les yeux sont obligatoires pour moi. Si vous portez des lentilles de contact au quotidien, porter plutôt vos lunettes dans l’avion afin de réduire la sécheresse oculaire.

Une crème hydratante + un baume pour les lèvres

Encore une fois pour contrer la déshydratation liée à l’air ambiant très sec de l’avion, une crème hydratante et un baume pour les lèvres sont nécessaires, surtout si vous êtes à bord d’un long vol. Personnellement, j’aime amener avec moi une petite fiole d’huile d’argan, que j’utilise sur mon visage, les pointes de mes cheveux et mes mains. Si je prends un vol de nuit, il m’arrive même de faire un masque avec cette huile. En moins d’une heure, elle est entièrement absorbée par mon visage et ma peau est beaucoup plus belle lorsque je sors de l’avion que si j’avais omis de l’hydrater intensivement. Au rayon des baumes à lèvres, je suis complètement vendue  depuis quelques années à celui à la menthe poivrée produit par Burt’s Bee. Il est ultra hydratant en plus de laisser un agréable picotement sur les lèvres.

Du Purell

La tablette devant vous contient plus de germes que le bouton qui permet de tirer la chasse d’eau dans la toilette de l’avion. Par conséquent, c’est plutôt futé de rapidement la nettoyer avec un peu de Purell. Je suis un peu maniaque lorsqu’il est question de germes, et je désinfecte aussi le bord du hublot où je vais à coup sûr poser mon visage le temps d’une petite sieste… comme des dizaines et des dizaines de passagers avant moi. Pour ceux qui ne sont pas en chasse constante des bactéries, c’est tout de même agréable de pouvoir se laver les mains avant de prendre son repas sans avoir à demander aux deux personnes entre nous et l’allée de se lever.

Un masque pour les yeux + des bouchons

Dans un vol de plusieurs heures, viens un moment où une petite sieste est de mise. J’ai vraiment de la difficulté à m’endormir dans les avions, mais avoir un masque pour les yeux et des bouchons me permet de m’assoupir un peu pendant le vol.

Un grand foulard ou un pull

Il fait vraiment froid dans un avion. J’amène toujours un foulard oversized avec moi pour l’utiliser comme couverture ou pour me faire un oreiller de voyage. Si je me rends dans une destination froide, je mets aussi mon plus gros pull sur moi, de manière à sauver de l’espace dans mon sac à dos.

De la lecture + des divertissements

Que ce soit un vrai livre, un magazine ou une liseuse électronique, avoir de la lecture est selon moi nécessaire. Le magazine de la compagnie aérienne ne va pas vous divertir pendant plus de 15 minutes, après quoi il restera de longues heures à combler. Si le vol est long, je prévois d’autres types de divertissements, comme des mandalas à dessiner ou des épisodes à écouter sur ma tablette. L’avion que vous prenez offre des téléviseurs individuels? Pensez à amener vos écouteurs, ceux qu’on vous donnera (ou vendra, selon la compagnie) sont plutôt nuls et vous risquez d’entendre seulement d’un côté.

Une brosse à dents + du dentifrice

Après 7 heures de vol, 2 repas et 3 siestes, c’est toujours agréable de pouvoir se rafraîchir la bouche un peu. Les pastilles de dentifrice de Lush sont une excellente alternative à l’achat d’un tube de dentifrice de voyage.


Pas des essentiels, mais ils peuvent rendre un vol vraiment plus agréable :

Des bas de contention + l’huile essentielle de menthe poivrée

Je me sens toujours un peu lol de mettre des bas de contention, mais j’ai les jambes lourdes facilement et c’est dérangeant autant pour moi qui souffre que pour mes voisins qui doivent m’endurer pendant que je bouge mes jambes en empiétant un peu dans leur espace pour essayer de réactiver ma circulation sanguine. Si vous êtes du genre à avoir les jambes lourdes sur la terre ferme, c’est un must puisque le phénomène est fortement accentué une fois dans les airs. L’huile essentielle de menthe poivrée peut aussi réduire les effets des jambes lourdes, en plus de soulager le mal de l’air.

Une paire de bobette

Sérieusement, après 3 vols et 2 escales, c’est vraiment agréable de mettre des bobettes propres. Enough said.  

À garder avec vous si vous mettez vos bagages en soute :

Si pour vous voyager avec seulement un bagage à main est impossible malgré les conseils partagés dans cet article, considérer prendre en cabine avec vous des sous-vêtements et une tenue de rechange dans l’éventualité où vos bagages seraient perdus ou en retard. Pour les mêmes raisons, garder en cabine vos médicaments d’ordonnances.

Partir deux semaines avec un bagage à main

mercredi 6 avril 2016


J’en ai parlé ici, je voyage la plupart du temps uniquement avec mon sac à dos Osprey Kestrel 32 (qui taille 30L pour la version petite/moyenne que je possède, et 32L pour la version moyenne/grande que l’homme a). La version petite/moyenne de ce sac correspond sans problème aux exigences de taille les plus sévères concernant les bagages de cabine.  
Aujourd’hui nous partons pour deux semaines, une dans le sud du Portugal et une à Marrakech, au Maroc. La météo est un peu floue pour le Portugal, il annonce entre 10 et 20 chaque jour, avec un ciel pas mal gris. Au Maroc, en contrepartie, il annonce plutôt chaud, sauf pour la (ou les) nuits qu’on souhaite passer dans le désert.
Concernant le Maroc, j’ai prévu des tenues amples et longues bien que les avis soient partagés sur les Internet concernant ce que les femmes devraient porter lorsqu’elles s'y rendent. Je me suis grandement inspirée de mon expérience en Turquie pour sélectionner les vêtements que je porterais. Pour moi, si la majorité des femmes du pays portent des tenues modestes, il est important de faire de même bien qu’il y est une certaine flexibilité envers les étrangers.
Voici donc le contenu de mon sac, fait pour s’adapter à 14 jours de température allant du 10 degrés pluvieux au 25 degrés ensoleillé. Mon objectif était de garder suffisamment d’espace pour ramener une théière marocaine, et le haut de mon sac qui est encore vide me permettra de le faire. D’ailleurs, j’aurais pu réduire la taille de mon sac de quelques litres en apportant quelques changements à ce que j’y ai mis. Je commenterai ces alternatives dans la liste des effets ci-dessous.
J’aime vraiment répartir ce que j’apporte avec moi dans différentes pochettes. C’est selon moi une économie de temps (puisqu’on cherche beaucoup moins) et d’espace. Il est possible de se procurer des sacs de compression dans les magasins d’équipements sportifs ou les magasins spécialisés en matériel de voyage. Pour ma part, j’ai préféré ne pas payer plus d’une dizaine de dollars par sac de compression et utiliser plutôt des trousses de maquillage et pochettes que j’avais déjà en ma possession. Celles-ci ne permettent pas de compresser autant qu’un sac conçu à cet usage, mais elles font bien la job. Pour réduire un peu plus la taille de mon sac, je pourrais investir dans des sacs de compression de style Sea to Summit.

Trousse noire
5 t-shirts
2 chandails à manches longues
1 coton ouaté (que je porterai dans l’avion)
Je l’utilise surtout pour dormir, mais il est vraiment pratique pour survivre au froid de l’avion et des endroits climatisés. Je suis ultra frileuse.
1 cardigan en lainage léger
Pour transformer n’importe quel haut en une tenue correcte pour entrer dans une mosquée
1 robe longue
1 short
1 jupe
1 jeans (que je porterai dans l’avion)
1 pantalon lousse


Pochette noire à pois
1 tenue de sport (short, camisole, soutif)
1 bas de pyjama

Trousse à motif mandala
16 petites culottes
J’abuse vraiment. Je pourrais voyager avec 7 culottes et les laver sans problème, en plus, je gagnerais un peu d’espace. C’est le syndrome de «Mais ça prend tellement pas de place, je pourrais en rajouter deux ou trois de plus.» Bref, apprenez de mes erreurs.
1 bralette
À ma défense, je me rattrape ici en ne voyageant qu’avec une bralette et non pas avec 3-4-5 soutiens-gorge ultra rembourrés. La plupart de mes journées sont des no bra day, mais la bralette est utile pour les hauts un peu transparents.
5 paires de bas
Comme je risque de porter mes Birkenstock tous les jours au Maroc, je n’ai pas besoin de beaucoup de bas. Aussi, j’aime mieux porter mes souliers sans bas, sauf si je fais de l’activité physique.

Dans la trousse rose (trousse de premiers soins):
Des Advil, des Tylenol, des Immodium et des Gravol
Des antihistaminiques
Quelques pansements pour les ampoules
Une crème enrichie en vitamine E
Du Cipro
Depuis que le Cipro m’a sauvé d’une hospitalisation en Turquie, j’en ai toujours avec moi lorsque je voyage. Il est disponible avec consultation à la pharmacie.

Dans la trousse noire :
Du démaquillant
J’aurais pu le mettre dans un flacon plus petit puisque celui que j’utilise est à moitié plein, mais j’avais un peu la flemme (et suffisamment d’espace). Utiliser des contenants le plus petits possible, ça sauve de l’espace évidemment.
Savon
Shampoing solide
Pastilles de dentifrice
Cotons-tiges
Brosse à dents

Trousse à maquillage
Poudre
Pinceau
Mascara format voyage
Baume pour les lèvres
Gimme brow de Benefit

Dans la trousse transparente
Fond de teint
Huile de coco
Déodorant
Nettoyant pour le visage
Huile essentielle de menthe poivrée
Purell
Crème solaire
Gouttes pour les yeux
Crème à mains
Celle-là est pour mon petit dude, mais bon, c’est moi qui trimballe les liquides cette fois!
Format de voyage de gel à l’arnica (douleur musculaire)
Cache-cernes

Autres
Un cadenas
Un livre
Je pourrais réduire l’espace en utilisant ma tablette plutôt, mais je préfère grandement lire sur support papier.
Sleeping liner
Récemment je croise uniquement des auberges de jeunesse très propres et j’hésite de plus en plus à le prendre avec moi comme il prend considérablement d’espace. Deux ou trois mauvaises expériences passées me font toutefois le mettre dans mon sac à dos à chaque fois. À noter qu’il s’agit d’un sleeping liner fait avec amour par ma grand-maman, et qu’il prend donc environ deux fois plus d’espace que les modèles ultralégers vendus entre autres par Sea to Summit. Je le remplacerai peut-être éventuellement par une version plus petite pour réduire la taille de mon sac.
Un petit pot rempli de graines de chia
Mes vitamines
Fer plat
Brosse à cheveux
Serviette en microfibre
Adaptateur et chargeur à cellulaire
Passeport + billets
Gourde d’eau

Dans la poche avant de mon sac
Sandales Birkenstock

Pas dans le sac
Coupe-vent imperméable
Souliers de course


Après avoir joué un peu à Tetris avec mes différents compartiments pour trouver la disposition idéale, le cinquième de mon sac est encore vide. Je l’ai souligné à différents endroits dans le texte, je ne possède pas l’équipement le plus optimal pour minimiser l’espace dans mon sac. Des sacs de compressions ainsi qu’une version plus petite de mon sleeping liner me permettraient probablement de réduire d’un dixième la taille de mon sac du moment, sans parler du non-effort conscient que j’ai fait au niveau de la quantité de sous-vêtements apportés.
Par ailleurs, je considère me procurer un sac à dos quelques litres plus petits pour les prochains voyages de ce type, afin d’éviter l’accumulation de trucs non nécessaires causés par le phénomène de «S’il y a de la place, je devrais rajouter cela au cas où.)
Bref, ça vous convainc qu’il est possible de voyager léger ?

Manger végétarien en voyage : 5 astuces

lundi 4 avril 2016



Je le partageais la semaine dernière alors que j’abordais les raisons qui m’ont motivé à adopter une alimentation végétarienne : pour moi, la transition vers une alimentation sans viande fût compliquée parce que je ne savais pas gérer les moments où je n’étais pas chez moi. D’une part il y avait le malaise de refuser de manger la nouvelle recette de poulet préparée avec amour par ma grand-mère qui croyait que les végétarien(ne)s ne mangeaient seulement pas de viande rouge, de l’autre, il y avait le refus de manger une salade plate parce qu’une amie avait décidé de célébrer son anniversaire dans un restaurant de tartares.
Puis, je suis partie en Italie, en me disant intérieurement «AH, c’est sure que je vais manger plus de viande dans les trois prochaines semaines que dans les trois dernières années de ma vie!» Et finalement, non. Oui, j’ai gouté le prosciutto. Oui, j’ai mangé les carbonara fumantes offertes par des nouveaux amis fait sur la route. Mais c’est à peu près tout.
À l’époque, j’avais choisi de réduire la viande uniquement pour des raisons de santé, donc de dire oui de temps en temps à une portion de viande ne constituait pas un problème au niveau éthique. À ce moment-là, pour moi, le jarret de veau était encore la promesse d’un osso buco fondant et non pas le jarret du dit veau, mais si j’avais eu à l’époque les mêmes convictions que j’ai aujourd’hui, j’aurais pu facilement dire non au prosciutto et aux pâtes parsemées de lardons et les remplacer par des plats tout aussi yummi (mais sans viande, ah).
Pour que manger végétarien en voyage ne rime pas avec manger du pain et des noix pendant 3 semaines, il suffit de :
1) S’organiser
C’est probablement le point le plus évident, mais on omet (moi la première) souvent de le faire. Je ne suis pas vraiment fan de rechercher des restaurants végétariens avant d’être sur place, mais j’aime vraiment m’informer sur les spécialités culinaires d’un pays. Souvent, on réalise que le pays offre plein de plats végétariens. En Italie, il y avait entre autres les melanzane alla parmigiana (aubergine au parmesan, to die for) et la pizza margherita (de Naples, évidemment). Aller faire un tour sur Google pour savoir reconnaitre les repas végétariens sur les menus écrits dans une langue qu’on ne parle pas nécessairement, c’est un must, parce que si pizza ça se traduit assez facilement, malanzane, lui, est un peu plus difficile à deviner.
Utile : L’application Google Translation qui permet de scanner des menus complets pour les traduire. Parfait quand on est trop paresseux pour prendre un cours de langue 101 avant de partir un week-end en Allemagne. Une fois sur place, les applications FourSquare et HappyCow sont très utiles pour trouver des restaurants végétariens ou offrant des alternatives végétariennes. Pas de wifi et affamé(e)? On garde en tête que les restaurants indiens et asiatiques offrent plusieurs plats végétariens, et on met le cap vers le premier sur notre route.
2) Savoir le dire
Si on ne parle pas la langue, on apprend à dire qu’on ne mange pas de viande ni de poisson. On oublie le mot végétarien, qui risque de nous compliquer la vie étant donné que le terme n’a aucun sens pour certain. Bref, on la joue safe, et on précise ce que l’on ne mange pas : «Je ne mange pas de bœuf, de porc, de poulet et de poisson.» Éviter de dire que vous ne mangez pas de viande, pour plusieurs, les viandes blanches et les poissons ne sont pas considéré comme des produits carnés.
Dans la plupart des endroits, on parle au moins un anglais sommaire, donc il ne faut pas trop s’inquiéter de pouvoir communiquer nos demandes, mais vaut mieux être préparer surtout si on se rend dans des régions peu touristiques.
Utile : La liste Wikihow qui propose plusieurs traductions pour expliquer que l’on est végétarien(ne) au restaurant. Je garde toujours un print screen des différentes versions dans mon cellulaire.

3) Demander
Au restaurant, il n’y a pas de gêne à demander des changements dans le menu pour rendre votre plat végétarien. Bon, exiger du tempeh  dans un restaurant français pour remplacer le bœuf dans un braisé risque d’avoir peu de succès, mais vous ne devriez pas avoir de mal à faire remplacer le poulet sur une salade par un œuf à la coque ou à faire retirer les lardons d’une tartiflette (le serveur va peut-être vous regarder comme si vous commettiez une infamie, mais on s’habitue vite).
Utile : Si le menu ne propose pas de choix végétariens, regardez surtout les sections des pâtes, salades et pizzas. La plupart du temps, les ingrédients qui composent le plat sont indiqués dans le menu, rendant les substitutions plus faciles. Aussi, la section des entrées offre souvent des plats végétariens. Il n’y a rien de mal à commander 3 entrées plutôt qu’un plat principal (en plus, la variété, c’est plaisant!)
4) Visiter les marchés et les épiceries
Que ce soit pour un diner sur le pouce ou pour un souper plus élaboré concocté dans la cuisine d’une auberge de jeunesse, je visite presque quotidiennement les épiceries ou les marchés locaux lorsque je suis en voyage. En plus de sauver pas mal de sous, cette pratique permet de voir un aspect différent de la culture du pays et de goûter plusieurs produits que l’on n’aurait pas découverts autrement. Par exemple, lors de mon séjour en Provence, j’ai découvert un producteur d’olivade, une version sans anchois de la traditionnelle tapenade d’olive. Ça + un pain de la boulangerie + un avocat et j’avais le sandwich le plus délicieux de l’univers. Tellement que j’en ai mangé pour petit déj’ aussi. Pas fan des sandwichs? Une visite au marché permet de se procurer tout ce qu’il faut pour se faire une salade, une omelette ou un sauté de légumes.
Utile : Tant qu’à faire les courses, pensez à prendre quelques snacks. Personnellement je deviens assez désagréable quand j’ai faim, donc j’essaie de toujours d’avoir sur moi des noix, des dattes, un fruit ou une barre protéinée histoire de tenir bon jusqu’à ce que je trouve un restaurant intéressant. En Italie, par exemple, je trainais toujours avec moi quelques nespole (des nèfles, un fruit qui ressemble un peu à une prune). Aussi, pensez à voyager avec des ustensiles. Un couteau, une cuillère et une fourchette sont vraiment très chouettes lorsqu’on décide de se faire un pique-nique.

5) Essayer d’équilibrer un peu
En voyage, le vrai défi selon moi demeure d’équilibrer un peu son alimentation, que l’on mange végétarien ou pas. Je suis coupable d’avoir choisi un baklava et un café pour petit déjeuner plus d’une fois en voyage (ben quoi, des noix et du miel ça soutien!) Bien que ce soit vraiment facile de succomber pour #allthepasta, surtout en Italie, il reste qu’il ne faut pas oublier de manger ses p’tits légumes et de consommer suffisamment de protéines. Pour ces dernières, c’est assez facile. Le fromage, les œufs et les légumineuses en contiennent, donc en s’assurant d’avoir l’un ou l’autre de ces ingrédients à chacun de nos repas, on obtient probablement notre dose de protéines quotidiennes. On s’inquiète de ne pas en avoir assez? On grignote des noix dans la journée ou on mange nos légumes avec du hummus. Les seuls légumes qu’on a mangés dans les derniers jours étaient les tomates sur notre pizza? Encore une fois, on fait le plein de fruits, de légumes et de noix au marché pour se préparer un petit plat, ou bien on demande un extra haricots à notre assiette au restaurant.
Utile : En voyage, j’aime bien trainer avec moi un petit contenant rempli de graines de chia que je peux parsemer dans une salade, sur un jus de fruits ou sur un plat un peu moins nutritif pour y ajouter un petit boost de protéines et de fibres. Si je prévois faire des activités physiques plus intenses, comme du hiking, j’amène avec moi des protéines Vega ou des barres Cliff.

Pour vous, manger végétarien à l’étranger, c’est compliqué ou plutôt synonyme de belles découvertes ? 

Vers une salle de bain zéro déchet

vendredi 1 avril 2016


Cette semaine je partageais les 5 étapes d’un mode de vie sans déchet telles que proposées pas Béa Johnson. Depuis, j’ai parcouru les (2) pièces de notre studio en France pour déterminer des alternatives sans déchets à ce que nous utilisons, et les progrès que nous avons à faire. Si l’objectif zéro déchet est un peu trop ambitieux pour l’instant, nous tentons tout de même de réduire notre empreinte écologique en consommant moins et surtout, en consommant mieux. Par exemple, éviter les produits dans un contenant en plastique constitue un geste simple pour améliorer son impact sur l’environnement.

Voici les alternatives sans déchets que nous avons déjà adoptées :

Shampoing et revitalisant solides de Lush pour remplacer les bouteilles en plastique.

Depuis plus d’un an, j’utilise le shampoing solide Lush Chéri, j’ai lavé mes cheveux. J’utilisais du gel douche pour me laver. Mon petit chum, lui, utilisait du shampoing et du gel douche. Quand je lui ai parlé de diminuer nos déchets, il a tout de suite voulu embarquer.

Maintenant dans notre douche, toutes les bouteilles en plastique ont été remplacées par le shampoing en barre Soak and Float (Trempette et Paillette au Canada), Trichomania (un deuxième shampoing en barre pour moi, je n’ai pas pu résister à son odeur de noix de coco), ainsi que les savons Fig and Leaves (Feuilles et Figues au Canada) et Chéri, j’ai lavé les enfants, un savon avec la même odeur de caramel que le shampoing solide Chéri, j’ai lavé mes cheveux.

Les savons chez Lush sont généralement emballés dans des papiers compostables à la caisse, mais ils acceptent sans problème de les mettre dans nos propres contenants.

La pâte à dents en pastilles de chez Lush pour remplacer les tubes de dentifrice

Notre dernier tube de dentifrice s’étant fait confisquer à l’aéroport par un agent qui considérait qu’il s’agissait d’un produit liquide (!), on devait trouver une meilleure option pour nos prochains vols. On a décidé de se tourner vers les pastilles de dentifrice de chez Lush, qui ont l’avantage d’avoir un emballage recyclable (et beaucoup plus petit) que les tubes de dentifrice classiques. Pour l’instant, on utilise Lime Light Tootytabs, mais j’ai vraiment un gros crush sur le goût d’orange de Bling et sur celui de menthe de Miles of Smiles. Ces nouveaux éthifrices sont arrivés en France en décembre 2015 et remplace la gamme actuellement disponible au Canada. L’emballage est recyclable contrairement au tube de dentifrice habituel.

La Diva Cup plutôt que les tampons

Je suis vendue à la Diva Cup depuis quelques années. C’est l’alternative la plus économique et écologique en terme de protection féminine. J’ai tendance à vraiment m’emporter quand je commence à en parler parce que je suis très très in love. Je vais donc m’arrêter ici pour éviter que ça devienne un article sur la coupe menstruelle.

Une opération Lasik plutôt que des verres de contact et des solutions nettoyantes

Je me suis fait opérer pour la myopie il y a quelques mois et c’était vraiment une des meilleures décisions que j’ai prises. À la base, je n’ai pas fait ce choix pour des raisons écologiques, mais je dois avouer que toutes les lentilles jetables et les bouteilles de solutions nettoyantes que je n’utiliserai pas dans les prochaines années réduisent considérablement ma production de déchets.

Je suis consciente que l’opération n’est pas à la portée de toute les bourses, des alternatives ayant une moindre emprunte écologique seraient entre autres de remplacer les verres de contact jetables quotidiennement pour leur version mensuelle, ou encore mieux, de favoriser le port des lunettes (et de laver celles-ci avec un tissu doux plutôt que des essuie-tout).

L’huile de coco pour remplacer les pots de crème hydratante

L’amoureux et moi avons la peau vraiment sèche. Depuis un moment nous avons remplacé les crèmes hydratantes par de l’huile de coco. J'utilise l'huile de coco La Tourangelle, contenue dans un récipient en verre. Selon moi, le verre est un choix favorable au plastique puisque celui-ci se recycle à l'infini contrairement au plastique dont les variétés ne sont pas toutes acceptées dans notre centre de recyclage local.


© The Small Forest


Notre salle de bain est toutefois loin de l’objectif sans déchets, et nous prévoyons adopter ces différentes alternatives une fois nos produits à usage unique terminés :

Remplacer les cotons démaquillants à usage unique par des cotons démaquillants lavables.

Remplacer les produits nettoyants par des produits naturels.

Remplacer les brosses à dents en plastique par des brosses à dents en bambou compostables.

Remplacer les produits pour la peau et les produits de beauté par des versions dans des contenants recyclables en verre ou mieux, par des versions sans emballage et des versions faites maison.


Crédit photo : Trash is for tossers


Une garde-robe minimaliste

mercredi 30 mars 2016


En janvier je suis partie avec une valise pour m’installer de l’autre côté de l’océan pendant quelques mois. Pourtant adepte du voyager léger, j’ai eu du mal à contenir dans une valise ma vie des prochains mois. Cette fois-ci, je ne me rendais pas à l’aéroport pour explorer les îles grecques ou pour faire le tour de l’Italie, mais bien pour vivre à l’Européenne, de janvier à juin. Le mini sac à dos était donc hors de question.

Une fois ma tente et mon sac de couchage dans ma valise, il restait bien peu d’espace pour mes vêtements. Mes morceaux préférés n’ont pas tous pu me suivre. Il faut dire que j’ai pas mal de vêtements préférés, surtout quand je dois choisir des tenues autant pour l’hiver que l’été. Au final, je m’en sors plutôt bien. J’ai très mal estimé le froid strasbourgeois, et j’ai porté jusqu’à les détester les trois pulls que j’avais pris avec moi, mais je trouve ma vie franchement plus facile depuis que toute mes possessions tiennent dans deux tiroirs. J’ai réalisé que même en amenant ce que je jugeais le stricte nécessaire, j’ai encore plusieurs items que j’aurais pu laisser derrière.
Ça m’a fait réfléchir à mon retour, dans pas si bientôt, mais dans pas si longtemps non plus. En revenant au Canada, je vais déménager de mon Montréal adoré, là où j’ai vécu les 7 dernières années, vers Toronto. Toutes les choses accumulées pendant cette période sont en ce moment dans des dizaines et des dizaines de boîtes dans le sous-sol familial. Mon amoureux, avec qui je déménage, a lui aussi son lot de boîtes. Et honnêtement, ça m’étourdit. Après plusieurs semaines à vivre avec peu, dans quelques mètres carrés, à partir souvent en voyage avec un petit sac à dos pour deux personnes, je me vois mal revenir à mes habitudes nord-américaine de maison pleine à craquer avec des garde-robes qui servent à ranger des choses que l’on utilise pas ou si peu. J’ai le vertige d’avoir autant d’objets.

Alors j’ai lu, beaucoup, sur le minimaliste. Bien que je ne pense pas pouvoir imiter les plus extrêmes du mouvement, qui vivent avec moins de 100 possessions, je suis fortement inspirée à vivre avec moins. Déjà, au niveau des vêtements, je suis mentalement prête à donner des dizaines et des dizaines de morceaux. J’ai tellement de vêtements qui ne me font plus mais que j’espère remettre un jour, de morceaux jamais mis parce que sérieusement quand est-ce qu’on porte des shorts à paillettes dorés, de blouses auxquelles il-manque-un-bouton-mais-je-vais-le-coudre-un-jour, de vêtements que je garde au cas où j’aurais un mariage, un baptême, une entrevue dans un bureau vraiment sérieux même si je n’applique jamais pour des bureaux vraiment sérieux. C’est sans parler des souliers qui font mal, des talons hauts trop hauts pour que je sois capable de marcher avec, des ballerines que je portais à 14 ans mais que je garde parce qu’elles me font encore, même si je ne les ai pas portées depuis 10 ans.

Bref, j’ai trop de choses, et j’ai hâte de les trier. J’attends mon déménagement avec impatience, parce que ce sera un moment parfait pour recommencer sur de nouvelles bases.

Pour donner tout ce qui ne me fait plus, tout ce que je ne porte plus, réparer ce qui est brisé, transformer en chiffon ce qui est taché à jamais.


Image Pinterest

Je ne suis pas encore certaine de mon objectif de manière quantitative. Ce qui est certain, c’est que je vais me poser ces questions avant de raccrocher un vêtement dans ma nouvelle garde-robe :

Est-ce que ça me fait encore? Sérieusement, à moins d’être enceinte, ça ne vaut pas la peine de conserver des vêtements trop petits. Surtout si on espère juste pouvoir rentrer à nouveau dedans comme par magie, sans s’entraîner ou changer son alimentation.

Est-ce que j’en ai plusieurs pareils? J’ai vraiment beaucoup trop de jeans noirs. Si ce n’était que ça. Quand j’aime j’ai tendance à acheter beaucoup trop de versions pareilles-mais-différentes du même morceau. Là je pense à mes 6 chemises à carreaux que je ne porte plus mais qui sont dans le fond d’une boîte quelque part.

Est-ce que je le porte encore? Oui, tout revient à la mode. Par cycle de 10 ans. 10 ans, c’est long longtemps pour garder accrocher un veston avec des épaulettes en studs dans mon garde-robe, maintenant que j’y pense. Bye-bye, les articles que je conservais au cas où ça revienne à la mode. Pareil pour les vêtements que l’on garde au cas où on devrait aller dans un mariage ou des vêtements de sport que l’on garde pour des sports que l’on ne pratique plus (ou qu’on a finalement jamais pratiqués).

Est-ce que c’est taché, troué? Juste bye.

Est-ce que je le garde juste parce que c’est un cadeau? Personnellement j’éprouve pas mal de culpabilité à me débarrasser de quelque chose qui m’a été offert. J’ai encore des pyjamas reçus en cadeaux lorsque je vivais chez mes parents et que je n’ai pas portés depuis que j’ai quitté le foyer familial, il y a 7 ans. Il ne faut pas se sentir coupable de ne pas s’encombrer de choses qui ne nous plaisent pas.

Bref, avec ces questions, je vais pouvoir réduire considérablement la quantité de vêtements qui m’accompagneront dans mon nouveau chez-moi. Je vous refais un article là-dessus en juin, quand je vais être ensevelie dans un océan de tissus.

Vous votre garde-robe, elle est pleine à craquer ou plutôt du genre 3 pulls, 2 jeans et 4 t-shirts?


Image Pinterest

Mode de vie zéro déchet : les 5 étapes

lundi 28 mars 2016



J’ai récemment fait la lecture du livre Zéro déchet : 100 astuces pour alléger sa vie, de l’auteure Béa Johnson, une Française expatriée aux États-Unis qui réussit avec sa famille à ne produire aucun déchet. Bien que relativement conscientisée à l’environnement, je n’avais jamais réalisé le poids des déchets que je produisais.

En fait, j’avais plutôt bonne conscience : je recyclais. Et surtout, je recyclais beaucoup. C’est avec une étrange fierté que je déposais chaque semaine un immense bac bleu presque rempli sur le trottoir devant chez moi. Comme si le fait d’accumuler suffisamment de carton voulait dire que je faisais plus attention à l’environnement que mes voisins qui eux ne remplissaient que d’immenses poubelles. Suite à la lecture de Zéro déchet, j’ai réalisé que j’étais dans l’erreur. Bien que le recyclage soit définitivement une alternative de gestion des déchets plus écologique que d’envoyer au dépotoir des tonnes de détritus annuellement, mes efforts devaient être mis à consommer moins, et surtout, à consommer mieux. L’auteure est claire : «Le zéro déchet ne vise pas à recycler plus : il fait en sorte que les déchets inutiles n’entrent pas chez nous en premier lieu.»

Dans son livre, l’auteure propose les 5 étapes suivantes pour tendre vers l’objectif ambitieux du zéro déchet. Elles constituent un guide flexible pour permettre à chacun de réduire sa production de déchets annuels. Que ce soit en faisant des efforts sur tous les fronts ou en tentant d’éliminer le plastique, l’important est de se conscientiser aux enjeux environnementaux et de revoir ses habitudes de consommation de manière critique.



Refuser

La première étape, et la plus importante, consiste à refuser les formes indirectes de consommation. C'est-à-dire de refuser tout ce dont nous n’avons pas besoin. Ces articles, qui constituent une grande partie de notre production de déchets, ne sont pas nécessairement des achats : ce sont aussi ce que l’on nous tend dans les magasins, dans la rue. L’échantillon de thé dans un gobelet en carton, la paille que l’on nous amène pour boire notre verre d’eau.

Dans cette catégorie, on retrouve les articles à usage unique (sacs, pailles, ustensiles en plastique, etc), les cadeaux gratuits (aliments en dégustation servis avec un cure-dent ou dans un petit gobelet de carton, savonnette et format miniature de shampoing à l’hôtel, échantillons de produits de beauté, etc) et les imprimés publicitaires (le publi-sac, le bottin téléphonique, les cartes professionnelles que l’on accepte même si on ne s’en servira pas, etc).

Réduire

La seconde étape consiste à réduire ce dont nous avons besoin. Cette étape s’inscrit dans un mode de vie minimaliste et vise principalement à consommer moins, mais aussi à faire le tri de ce que nous possédons déjà.

Si l’on s’intéresse au volet consommation, il s’agira de mieux consommer (prioriser les produits d’occasion, réduire les emballages, acheter en vrac, emprunter plutôt que d’acheter, lire le journal en version électronique plutôt qu’en version imprimée, etc).

Réutiliser

Cette étape permet de réduire la consommation inutile. Il existe plusieurs manières de réutiliser. Il peut s’agir simplement de réparer un bien qui est brisé ou de recoudre un vêtement abîmé. Il s’agit aussi de maximiser l’usage des objets que l’on utilise, par exemple en utilisant les deux côtés d’une feuille de papier plutôt que de n’écrire qu’au recto (je suis coupable de recycler beaucoup trop de papier avec encore pas mal d’espace pour griffonner.)

Plus simplement, cette étape consiste à préférer une alternative durable à un objet à usage unique. Amener son cabas plutôt que d’utiliser des sacs à l’épicerie, amener ses contenants réutilisables dans les magasins en vrac au lieu de prendre un sachet en plastique, avoir son thermos plutôt que de prendre son café dans un gobelet en carton, utiliser un chiffon en tissus plutôt qu’un essuie-tout, etc.

Recycler

Le recyclage n’a pas besoin de présentation. Pour plusieurs, dont moi il n’y a pas si longtemps, le recyclage constitue la solution magique à la surconsommation. Or, il ne faut pas oublier qu’il ne s’agit, en fin de compte, que d’une forme de traitement des déchets.

Pour recycler efficacement, il faut s’assurer des matières acceptées par notre municipalité, notamment au niveau des types de plastique, et des lieux de collecte pour les matériaux qui sont refusés dans le bac bleu (peinture, vêtements, piles, etc)

Composter

Cette étape consiste grosso modo à la valorisation des matières organiques. Le gaspillage alimentaire est un fléau et le compost ne devrait pas servir de prétexte à une mauvaise gestion du frigo. Lorsque l’on sait qu’un foyer québécois jette en moyenne 800$ de nourriture par année, on réalise que la première étape, avant même la création d’un coin pour le compostage, est de mieux gérer ses denrées alimentaires. Étant présentement en voyage, je ne peux pas vraiment composter, sauf lorsque certaines auberges de jeunesse l’offrent. Par contre, je peux, et tout le monde le devrait, réduire la quantité de denrées alimentaires que je perds chaque semaine en m’organisant davantage.  

En somme, les conseils les plus efficaces pour réduire sa consommation de déchets sont de refuser les articles à usage unique, de trouver des alternatives à ces articles, de consommer mieux, de recycler et de mieux gérer son frigo puisque la nourriture constitue l’une des plus grandes sources de déchets domestiques.

Pour vous, l’objectif zéro déchet est un idéal à atteindre ou un extrême irréaliste?