Pourquoi j'ai changé mon alimentation?

mardi 22 mars 2016





Ma transition vers le végétarisme s’est effectuée lentement. Tout d’abord, pour des raisons de santé. J’avais peu d’énergie et j’avais souvent mal au ventre (too much info, ah!). Le sans gluten connaissait un grand succès à ce moment-là, je me suis donc demandé si je ne souffrais pas de la maladie cœliaque. J’ai donc complètement éliminé le gluten de mon alimentation pendant un moment, sans effet significatif. (Heureusement pour moi, #allthebreakfast)

L’étape suivante était de retirer les produits laitiers de mon alimentation. J’ai très rapidement réalisé que je souffrais probablement d’une intolérance au lactose (comme vraiment beaucoup de gens.) Dans la foulée de mes questionnements sur l’alimentation et ses effets sur l’énergie et le bien-être, je suis tombée sur le fabuleux livre de Kris Carr, Crazy Sexy Diet. Ce livre est incroyablement bien fait, drôle, et surtout, inspirant. Je me suis mise à boire des jus verts et à consommer des protéines majoritairement végétales.

Sous prétexte que j’aimais manger de tout, et que je faisais le meilleur osso buco, je continuais à manger de la viande lorsque je recevais des gens ou que j’étais reçue. Je ressentais à chaque fois une baisse d’énergie, mais je ne voyais pas comment combiner ma vie sociale avec mes salades de quinoa.

Déjà qu’on se moquait gentiment de mes pots masons pleins d’élixir vert et de mes lunchs granos, je me voyais mal apporter mon tempeh lorsque j’étais invitée dans un souper. En fait, je l’ai fait une fois, lors d’une invitation chez mes grands-parents. Ayant entendu que je souhaitais réduire ma consommation de viande, ma grand-mère avait fait…du poulet (!), parce que ce n’est pas de la viande rouge, et a été plutôt insultée quand j’ai sorti de mon sac mon contenant de tempeh. Par la suite, je me suis dit que je pouvais bien déroger à mes repas sans viande chez les autres.

© The Small Forest

Cette phase a duré plusieurs mois. Entre temps, j’ai recommencé à manger du fromage à l'occasion, surtout lors de voyages en Europe. Du feta grec, ça vaut bien un petit mal de ventre non? Non. Puis, j’ai été en Italie, et je me suis dit que je pouvais bien manger du prosciutto. Tant qu’à être là. Pendant environ deux ans, mon alimentation était donc très équilibrée chez moi, et comportait des viandes froides et du fromage ailleurs. Dans ma famille, on me faisait maintenant cuire du poisson, ce que je considérais comme une amélioration puisque je ne vivais pas de fluctuations d’énergie en consommant cette protéine.

Puis, j’ai pris conscience des impacts environnementaux de la consommation de viande et de produits animaliers. Le documentaire Cowspiracy, entre autres, me permit d’intégrer que ma consommation de viande, même très occasionnelle, avait des impacts considérables sur la planète. Alors que je tentais de rendre mes habitudes les plus vertes possible, je participais par mes choix alimentaires à l’industrie aillant le plus d’impacts négatifs notre environnement.

J’ai arrêté de considérer la consommation de viande comme ayant des répercussions uniquement sur ma personne, sur mon bien-être. Ce n’était plus seulement une question d’avoir davantage d’énergie, c’était aussi une question de ne pas participer à la pollution de notre eau, de notre Terre, à la destruction des forêts.

Mais encore plus, j’ai pris conscience des animaux. De chaque animal qui mourait parce que je trouvais ça bon, du prosciutto. Des discussions avec des passionnées m’ont fait réfléchir au mauvais traitement des animaux dans les élevages, de leur l’exploitation. C’est lors d’un voyage en Espagne, où il est normal d’exposer dans les boucheries des têtes entières de cochons au côté des étalages de jambon serrano, que je me suis confirmé que je ne pourrais plus manger de viande. Cette pratique espagnole a associé de manière permanente l’acte de manger de la viande à l’acte de consommer un cadavre. C’était la fin de mon love story avec les viandes froides. Pour moi, c’était maintenant officiel. Je ne pourrais plus manger de viande. Ni en voyage ni en visite. La conjonction des impacts sur ma santé, sur l’environnement et sur les animaux m’obligeait à adopter un mode de vie végétarien.

Il ne fut pas difficile pour moi de faire le virage vers une alimentation végétarienne, puisque je consommais déjà très rarement des protéines animales. Par ailleurs, de prendre conscience de la cruauté infligée aux animaux m’a suffi pour éliminer toute tentation à consommer de la viande.

Si vous souhaitez réduire votre consommation de viande, je ne peux m’empêcher de rappeler à quel point le documentaire Cowspiracy est pertinent. Voici quelques statistiques (en anglais) tirées du documentaire.
Tiré de http://www.cowspiracy.com/


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