Manger végétarien en voyage : 5 astuces

lundi 4 avril 2016


Je le partageais la semaine dernière alors que j’abordais les raisons qui m’ont motivé à adopter une alimentation végétarienne : pour moi, la transition vers une alimentation sans viande fût compliquée parce que je ne savais pas gérer les moments où je n’étais pas chez moi. D’une part il y avait le malaise de refuser de manger la nouvelle recette de poulet préparée avec amour par ma grand-mère qui croyait que les végétarien(ne)s ne mangeaient seulement pas de viande rouge, de l’autre, il y avait le refus de manger une salade plate parce qu’une amie avait décidé de célébrer son anniversaire dans un restaurant de tartares.
Puis, je suis partie en Italie, en me disant intérieurement «AH, c’est sure que je vais manger plus de viande dans les trois prochaines semaines que dans les trois dernières années de ma vie!» Et finalement, non. Oui, j’ai gouté le prosciutto. Oui, j’ai mangé les carbonara fumantes offertes par des nouveaux amis fait sur la route. Mais c’est à peu près tout.
À l’époque, j’avais choisi de réduire la viande uniquement pour des raisons de santé, donc de dire oui de temps en temps à une portion de viande ne constituait pas un problème au niveau éthique. À ce moment-là, pour moi, le jarret de veau était encore la promesse d’un osso buco fondant et non pas le jarret du dit veau, mais si j’avais eu à l’époque les mêmes convictions que j’ai aujourd’hui, j’aurais pu facilement dire non au prosciutto et aux pâtes parsemées de lardons et les remplacer par des plats tout aussi yummi (mais sans viande, ah).
Pour que manger végétarien en voyage ne rime pas avec manger du pain et des noix pendant 3 semaines, il suffit de :
1) S’organiser
C’est probablement le point le plus évident, mais on omet (moi la première) souvent de le faire. Je ne suis pas vraiment fan de rechercher des restaurants végétariens avant d’être sur place, mais j’aime vraiment m’informer sur les spécialités culinaires d’un pays. Souvent, on réalise que le pays offre plein de plats végétariens. En Italie, il y avait entre autres les melanzane alla parmigiana (aubergine au parmesan, to die for) et la pizza margherita (de Naples, évidemment). Aller faire un tour sur Google pour savoir reconnaitre les repas végétariens sur les menus écrits dans une langue qu’on ne parle pas nécessairement, c’est un must, parce que si pizza ça se traduit assez facilement, malanzane, lui, est un peu plus difficile à deviner.
Utile : L’application Google Translation qui permet de scanner des menus complets pour les traduire. Parfait quand on est trop paresseux pour prendre un cours de langue 101 avant de partir un week-end en Allemagne. Une fois sur place, les applications FourSquare et HappyCow sont très utiles pour trouver des restaurants végétariens ou offrant des alternatives végétariennes. Pas de wifi et affamé(e)? On garde en tête que les restaurants indiens et asiatiques offrent plusieurs plats végétariens, et on met le cap vers le premier sur notre route.
2) Savoir le dire
Si on ne parle pas la langue, on apprend à dire qu’on ne mange pas de viande ni de poisson. On oublie le mot végétarien, qui risque de nous compliquer la vie étant donné que le terme n’a aucun sens pour certain. Bref, on la joue safe, et on précise ce que l’on ne mange pas : «Je ne mange pas de bœuf, de porc, de poulet et de poisson.» Éviter de dire que vous ne mangez pas de viande, pour plusieurs, les viandes blanches et les poissons ne sont pas considéré comme des produits carnés.
Dans la plupart des endroits, on parle au moins un anglais sommaire, donc il ne faut pas trop s’inquiéter de pouvoir communiquer nos demandes, mais vaut mieux être préparer surtout si on se rend dans des régions peu touristiques.
Utile : La liste Wikihow qui propose plusieurs traductions pour expliquer que l’on est végétarien(ne) au restaurant. Je garde toujours un print screen des différentes versions dans mon cellulaire.

3) Demander
Au restaurant, il n’y a pas de gêne à demander des changements dans le menu pour rendre votre plat végétarien. Bon, exiger du tempeh  dans un restaurant français pour remplacer le bœuf dans un braisé risque d’avoir peu de succès, mais vous ne devriez pas avoir de mal à faire remplacer le poulet sur une salade par un œuf à la coque ou à faire retirer les lardons d’une tartiflette (le serveur va peut-être vous regarder comme si vous commettiez une infamie, mais on s’habitue vite).
Utile : Si le menu ne propose pas de choix végétariens, regardez surtout les sections des pâtes, salades et pizzas. La plupart du temps, les ingrédients qui composent le plat sont indiqués dans le menu, rendant les substitutions plus faciles. Aussi, la section des entrées offre souvent des plats végétariens. Il n’y a rien de mal à commander 3 entrées plutôt qu’un plat principal (en plus, la variété, c’est plaisant!)
4) Visiter les marchés et les épiceries
Que ce soit pour un diner sur le pouce ou pour un souper plus élaboré concocté dans la cuisine d’une auberge de jeunesse, je visite presque quotidiennement les épiceries ou les marchés locaux lorsque je suis en voyage. En plus de sauver pas mal de sous, cette pratique permet de voir un aspect différent de la culture du pays et de goûter plusieurs produits que l’on n’aurait pas découverts autrement. Par exemple, lors de mon séjour en Provence, j’ai découvert un producteur d’olivade, une version sans anchois de la traditionnelle tapenade d’olive. Ça + un pain de la boulangerie + un avocat et j’avais le sandwich le plus délicieux de l’univers. Tellement que j’en ai mangé pour petit déj’ aussi. Pas fan des sandwichs? Une visite au marché permet de se procurer tout ce qu’il faut pour se faire une salade, une omelette ou un sauté de légumes.
Utile : Tant qu’à faire les courses, pensez à prendre quelques snacks. Personnellement je deviens assez désagréable quand j’ai faim, donc j’essaie de toujours d’avoir sur moi des noix, des dattes, un fruit ou une barre protéinée histoire de tenir bon jusqu’à ce que je trouve un restaurant intéressant. En Italie, par exemple, je trainais toujours avec moi quelques nespole (des nèfles, un fruit qui ressemble un peu à une prune). Aussi, pensez à voyager avec des ustensiles. Un couteau, une cuillère et une fourchette sont vraiment très chouettes lorsqu’on décide de se faire un pique-nique.

5) Essayer d’équilibrer un peu
En voyage, le vrai défi selon moi demeure d’équilibrer un peu son alimentation, que l’on mange végétarien ou pas. Je suis coupable d’avoir choisi un baklava et un café pour petit déjeuner plus d’une fois en voyage (ben quoi, des noix et du miel ça soutien!) Bien que ce soit vraiment facile de succomber pour #allthepasta, surtout en Italie, il reste qu’il ne faut pas oublier de manger ses p’tits légumes et de consommer suffisamment de protéines. Pour ces dernières, c’est assez facile. Le fromage, les œufs et les légumineuses en contiennent, donc en s’assurant d’avoir l’un ou l’autre de ces ingrédients à chacun de nos repas, on obtient probablement notre dose de protéines quotidiennes. On s’inquiète de ne pas en avoir assez? On grignote des noix dans la journée ou on mange nos légumes avec du hummus. Les seuls légumes qu’on a mangés dans les derniers jours étaient les tomates sur notre pizza? Encore une fois, on fait le plein de fruits, de légumes et de noix au marché pour se préparer un petit plat, ou bien on demande un extra haricots à notre assiette au restaurant.
Utile : En voyage, j’aime bien trainer avec moi un petit contenant rempli de graines de chia que je peux parsemer dans une salade, sur un jus de fruits ou sur un plat un peu moins nutritif pour y ajouter un petit boost de protéines et de fibres. Si je prévois faire des activités physiques plus intenses, comme du hiking, j’amène avec moi des protéines Vega ou des barres Cliff.

Pour vous, manger végétarien à l’étranger, c’est compliqué ou plutôt synonyme de belles découvertes ? 
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