Défi un mois végane… cinq mois plus tard!

lundi 5 juin 2017


À l’aube de janvier, je me donnais comme défi de faire un mois végane, soit un mois avec une alimentation végétalienne, et plus de ne pas utiliser de produits testés sur les animaux ou à base d’animaux.

Je croyais que ce serait vraiment difficile. J’ai répété oh combien de fois que je ne pourrais jamais devenir végétalienne parce que j’aimais trop le fromage, et pourtant, here I am, sans fromage et sans vraiment de craving. Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir trouvé une succulente pizzaria végétalienne dans mon quartier (et là, je dois avouer que j’en ai mangé TOUS les vendredis depuis janvier) ou parce que je trouvais mes raisons de ne pas devenir végétalienne un peu stupide. C’est vrai après tout, moi qui roulait un peu des yeux à chaque fois que j’entendais des Oui mais, je ne pourrais jamais devenir végé, j’aime trop la viande/ le poisson/ les côtes levés, je justifiais l’exploitation animal de la même façon : parce que j’en aimais le goût. Bref, ce fût assez pour me convaincre d’essayer de sauter le pas de d’avoir une alimentation exempte de produit animal.



Ainsi, comme je le disais, j’ai trouvé des alternatives pour les rares envies de fromages que j’ai eues. Même si je peux encore admettre que le parmesan est pas mal la chose la plus tasty au monde, et que je n’haïrais pas trouver une réplique végétalienne du Comté, je survie, sans peine ni misère, à mon nouveau régime alimentaire. Par ailleurs, funny not funny story, quelques mois après avoir décidé de poursuivre un mode de vie végane, j’ai mangé de manière indésirée du fromage. J’ai réalisé que j’en avais mangé, et mon feeling n’a vraiment pas été oh my god pourquoi est-ce que je me suis privée de ce délicieux aliment des dieux pendant tout ce temps, mais plutôt, ah ouais, damn, y’a du fromage, il faut vraiment que j’upgrade mon espagnol, c’est vraiment con de me retrouver à manger du fromage après avoir passé 6 minutes à expliquer que je voulais pas de queso. Bref, de renouer avec le goût du fromage ne m’a vraiment pas donné envie de retourner vers mes vieilles habitudes devégétarienne. Il faut dire que les goûts changent. Si longtemps j’ai eu des craving bacon qui me faisait tenir loin des restaurants de brunch, je peux maintenant affronter le Cora sans saliver. Prends ça Pavlov.  Bref, faut croire qu’avec le fromage c’est un peu la même chose : on perd le goût et on se déconditionne. Ou l’inverse, allez savoir.

Je mentirais si je disais que le fait de m’informer davantage sur le mode de vie végane n’a pas faciliter ma décision. Après tout, c’est pas mal plus facile de se passer de quelque chose quand on se dit : yik, ces sécrétions de vache-là, si goûteuses soient-elle, sont pas si bonnes pour moi en plus d’être un peu un signe de mon no fuck given pour une industrie qui viole à répétitions des pauvres vaches pour mon plaisir gustatif. Ouais, je sais, je suis lourde. Mais bon. C’est un peu ça quand même, on se le cachera pas.



Bref, niveau alimentation, tout était chillos pendant le premier mois, et cet espèce de défi un mois végane m’a permis de dealer socialement avec la chose de manière plus douce que quand j’avais décidé d’être végétarienne. Comme si les gens se disaient, bon, c’est pour un mois, c’est pas dramatique. Puis après, j’ai seulement dit que j’avais trouvé ce défi fafa bébé et que je n’avais pas de raison de retourner en arrière. Prenez des notes, aspirants véganes, c’est peut-être votre porte d’entrée vers le véganisme en situation sociale. Que sais-je, outre que ça été plutôt fluide pour moi (sauf dans quelques occasions, sur lesquelles je reviendrai surement un jour parce que vraiment, je suis fière d’avoir écouté des commentaires comme toi, ça passe encore, mais ton chum lui, c’est pas bon pour lui, les hommes ont besoin de viande, sans trop sourcillé pis sans me mettre à crier en flippant des tables.)

Donc, comme je disais, depuis ce temps-là, je surfe sur la vague végétalienne, et tutto bene.
Pour ce qui est de l’autre partie de ce défi végane, aka tout ce qui n’est PAS relié à la nourriture, les choses ont été un peu moins easy peasy. Bon, je ne finissais pas mes journées en larmes, incapable de surmonter l’épreuve que cela représentait de ne plus acheter de produits testés sur les animaux ou contenant des sous-produits animaliers, mais disons que cela a demandé un peu plus d’adaptation. Premièrement, et peut-être mon plus gros drame (on verra ici que ma vie est assez smooth niveau drame cette année, c’est correct, j’ai donné), mon shampoing préf’ était à base de miel. Trop paresseuse pour me faire une tête sur le débat miel ou pas miel, je préfère m’abstenir pour l’instant. Bref, je vivais un drame capillaire, et je devais combiner une certaine idéologie minimalisme avec la recherche du Graal des shampoings. Je sais. La vie est dure. Est-ce que je l’ai trouvé. Non. Mais j’ai trouvé le meilleur masque pour cheveux secs, et je vous en reparle promis, promis. Bientôt.


Donc, rien de dramatique malgré tout, surtout une plus grande réflexion avant d’acheter. (Puis bon, des fois c’est lourd de devoir googler tout ce qu’on veut acheter parce que qui sait si X ou Y est végane.) Mais, à ce niveau-là aussi, j’ai survécu.



Et aujourd’hui, here I am, avec mes vieux Birkenstock en cuir que je ne veux pas remplacer avant qu’ils soient vraiment très usés (ce qui, selon estimation, devrait se produire dans 3 semaines or so. Ils sont vraiment dég.) et que j’ai bien hâte de remplacer par la version sans cruauté. Yup.
Pis c’est ça. Long story short, je progresse tranquillement dans le monde du véganisme, pis même si des fois c’est un peu plate (comme la fois où j’ai appris que ma marque préf’ testait sur les animaux), je tire vraiment beaucoup de ce mode de vie, et j’ai l’impression de redonner un peu aussi.  


Feke, un p’tit défi un mois végane, ça vous tente? 


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